2026 est là… Pourtant, rien n’a changé.
2026 est là.
Un canevas blanc, presque trop blanc. Infini de possibilités… et cette petite peur familière qui monte : « Et si je n’y arrivais pas ? Et si je gâchais tout ? »
Pourtant, rien n’a changé : chaque matin, le soleil se lève ; le soir, il se couche ; et entre les deux, une journée banale vous attend.
Si vous voulez faire de 2026 une grande année, ne vous focalisez pas sur les possibilités et l’extraordinaire, mais au contraire, recentrez-vous sur la banalité et l’ennui d’une journée ordinaire.
Qu’allez-vous faire aujourd’hui, demain et les jours qui suivent ? Quelle va être votre pratique quotidienne cette année ? Quelles vont être vos routines et vos habitudes ? Ces questions sont importantes, car les actions que vous répétez chaque jour ont plus d’impact sur votre avenir que les grands et beaux objectifs de résultat que vous pourriez vous fixer.
Il existe une croyance tenace selon laquelle progresser consiste à viser de meilleurs résultats. Une grande étude scientifique récente montre exactement l’inverse. En analysant des décennies de recherches en psychologie du sport, cette revue systématique et méta-analyse révèle que ce ne sont pas les objectifs de résultat qui élèvent la performance, mais la manière dont on structure ce que l’on fait au quotidien. Une conclusion qui concerne autant les sportifs que les entrepreneurs, les créatifs et tous ceux qui travaillent sérieusement à devenir meilleurs.
Les auteurs sont partis d’un constat simple : la fixation d’objectifs est omniprésente dans le sport, mais la recherche s’est surtout intéressée à ses effets sur la performance brute, en négligeant ce qui se passe simultanément dans la tête et le corps des athlètes.
Leur travail consiste donc à prendre de la hauteur : ils rassemblent et analysent de manière systématique les études existantes afin d’évaluer à la fois l’impact sur la performance et sur les dimensions psychologiques et psychophysiologiques.
Leurs résultats sont sans ambiguïté :
les objectifs de processus écrasent les autres en termes d’efficacité.
les objectifs de performance sont utiles, mais nettement moins puissants, et
les objectifs de résultat ont un effet quasi nul.
Autres points clés révélés par cette étude :
la précision des objectifs n’est pas aussi décisive qu’on le croit souvent, et
les cadres théoriques fondés sur l’autorégulation produisent les gains de performance les plus élevés.
Dans un article publié sur mon blog cette semaine, j’analyse plus en détail ces trois points :
l’efficacité des différents types d’objectifs,
l’importance relative de la précision des objectifs, et
l’autorégulation.
Puis je réponds à trois questions essentielles :
Peut-on transposer ces résultats à d’autres domaines (travail créatif, entrepreneuriat, etc.), et si oui, comment ?
Comment utiliser ces résultats pour s’améliorer ?
Quels principes et actions concrètes en découlent ?
Ce que ces résultats impliquent est souvent à l’opposé de ce que l’on met spontanément en place lorsque l’on veut progresser.
Cet article s’adresse aux personnes sérieuses. Il n’est ni court ni rapide à lire. Il ne promet pas de formule magique ni de recette miracle. Mais il n’en demeure pas moins important.
Vous pouvez le lire ici : Objectifs de processus : On ne vise pas la performance — on la fabrique
Je vous le conseille fortement.
En attendant, je vous souhaite une très bonne année 2026, et espère qu’elle vous apporte des projets qui vous passionnent, mais surtout, qui vous forcent à apprendre et à vous dépasser.
Une citation pour vous :
« La mentalité du correctif rapide, du soulagement immédiat et provisoire, obsédée par le résultat final, ne fonctionne pas sur le long terme et finit par être destructrice, tant pour l’individu que pour la société. S’il existe une voie sûre vers la réussite et l’accomplissement dans la vie, elle se trouve dans le processus de maîtrise, un chemin sur le long terme, et fondamentalement sans but final. […] Notre société actuelle fait tout pour nous égarer, mais la voie de la maîtrise est toujours là, attendant que nous la choisissions. » — George Leonard, Mastery.
Un extrait de Principes de la photographie de tous les jours
« N’essayez pas de créer quelque chose d’intéressant ou d’important, car plus vous tenterez, moins vous y parviendrez. Prenez des photos, c’est tout ce que vous avez à faire. Certaines de vos photos seront ratées, d’autres seront réussies. Dans un cas comme dans l’autre, n’y accordez aucune attention et continuez à prendre des photos. Certaines de vos photos plairont au public, d’autres absolument pas. Là aussi, n’y prêtez pas attention et continuez à prendre des photos. L’œuvre que vous devez réaliser est une œuvre intime et personnelle. C’est avant tout pour vous que vous créez. L’important, ce ne sont pas les lauriers que vous pourriez récolter, mais l’évolution et les transformations que vous connaîtrez tout au long du chemin, celui qui mène à l’excellence. »
Extrait de Principes de la photographie de tous les jours
(Chapitre 23 : N’ayez aucun autre but que celui de vous améliorer).
Une question pour vous :
Dans votre domaine, qu’est-ce qui fonctionnait hier, qui fonctionne aujourd’hui, qui fonctionnera demain… et qui ne changera probablement jamais ?
(Concentrez-vous là-dessus. Le reste suivra.)
Du nouveau sur mon site…
Mon site aura 14 ans dans quelques semaines. Plus de 1500 articles publiés. J’ignore combien cela représente de mots et d’idées, mais tout ceci a une grande valeur.
Ces dernières semaines, j’ai totalement revu l’organisation de mon site. C’est un travail en cours, loin d’être terminé, mais je veux quelque chose de plus vivant, qui évolue avec le temps.
L’idée, c’est d’interconnecter davantage les idées, les concepts, les rendre plus accessibles, plus utiles, à vous qui me lisez. Mais aussi, partager davantage avec vous — ce que je lis, découvre, les idées que je développe, ce que j’écris…
Selon Robert Greene, la relation maitre/apprenti est la meilleure façon de progresser. Avec cette idée en tête, j’ai voulu ouvrir mon atelier au public, ou plus précisément, ma base de connaissances personnelle.
Un exemple : j’ai créé une page intitulée « Concepts Clés ». Elle regroupe des cadres de pensée pour mieux comprendre le réel, clarifier l’essentiel et orienter ses choix. Ces concepts ne sont pas des recettes, mais des repères durables pour penser, décider et avancer avec plus de justesse.
Jusque-là, ils étaient noyés dans la masse de mon site. Maintenant, ils se retrouvent facilement, vous pouvez les lire et les relire, ajouter des commentaires — car souvent, les meilleures idées naissent de la collision de deux idées presque banales—, me poser vos questions, si quelque chose n’est pas clair.
La majorité des contenus est en accès libre. Les commentaires et certains contenus privés sont réservés aux membres payants.
Je n’en suis qu’aux fondations. Qu’y aura-t-il à terme dans cet espace ? Aucune promesse — je n’en sais rien moi-même.
Comme un apprenti qui entre dans l’atelier du maître – vous pouvez regarder, visiter, essayer certains outils, poser vos questions, puis ressortir… avant de revenir quelques jours plus tard… ou jamais.
Peu importe votre décision aujourd’hui, cet espace restera là. Il continuera d’évoluer, et vous, vous avancez à votre rythme.
J’y ai récemment ajouté cet article : Se gérer soi-même : 60 enseignements issus de Managing Oneself (Peter Drucker).
Je vous conseille de le lire. Il vous donnera une idée du genre de contenus que je souhaite publier dans cet espace.
Et si après cette visite vous voulez vous inscrire, il vous suffit de suivre ce lien : https://nicolascroce.com/#/portal/signup

