Arrêtez de vous spécialiser
Le mythe de la niche — Faut-il vraiment se spécialiser ?
On vous l’a dit cent fois : spécialisez-vous, trouvez votre niche, devenez l’expert incontournable d’un domaine précis. C’est le conseil que répètent les gourous du marketing, les experts en développement professionnel et la plupart des coachs. Ce conseil semble d’ailleurs logique : dans un monde saturé, la spécialisation serait le seul moyen de se distinguer.
Mais si ce conseil était faux ? Pas seulement inefficace, mais fondamentalement faux — contraire à la manière dont les êtres humains apprennent, créent et s’épanouissent.
Il y a quelques jours, je suis tombé sur une étude de Harvard qui m’a immédiatement fait réfléchir, car elle révèle quelque chose de surprenant : ce n’est pas la quantité d’exercice physique qui prédit le mieux la longévité, mais sa variété. Autrement dit, ceux qui pratiquent plusieurs types d’exercices différents vivent plus longtemps que ceux qui n’en pratiquent qu’un seul.
Si cette étude a fait écho chez moi, c’est parce qu’elle m’a rappelé des découvertes similaires en nutrition, en développement sportif chez l’enfant ou encore dans l’étude des carrières créatives et scientifiques. Et tout ceci m’a ramené à moi : mon histoire, mon parcours — aussi varié qu’imprévu.
Une question s’est alors imposée d’elle-même : et si la variété n’était pas une dispersion coupable, mais un principe fondamental de la vie humaine ?
C’est ce que nous allons explorer ensemble dans cet article passionnant, qui nous amènera à parler de santé, de sport, de nutrition, du monde du travail, des polymaths, de Léonard de Vinci, de l’intelligence artificielle — et vous donnera quelques clés pour briller dans l’environnement imprévisible et en constante évolution que sera notre avenir.
Continuez votre lecture sur le blog : Le mythe de la niche — Faut-il vraiment se spécialiser ? (Début en accès libre, fin réservée aux membres de l’atelier. Inscription payante ici.)
L’ère du polymathe augmenté
L’article précédent a établi un fait que la science confirme dans des domaines aussi variés que l’exercice physique, la nutrition ou le développement sportif : la diversité n’est pas une dispersion — c’est un principe fondamental de santé, de longévité et d’excellence créative.
Il y a une ironie historique dans le timing de ces découvertes. Elles arrivent précisément au moment où une nouvelle technologie rend le polymathe plus puissant que jamais.
Pendant des décennies, le monde appartenait aux spécialistes. Pour maîtriser le code, le design, la vidéo, l’écriture ou l’analyse de données, il fallait des années d’apprentissage technique. Le généraliste, quant à lui, avait des idées, mais pas les moyens de les exécuter. Il devait déléguer, attendre, dépendre.
L’intelligence artificielle inverse cette équation.
Continuez votre lecture sur le blog : L’ère du polymathe augmenté. (Accès réservé aux abonnés. Inscription gratuite ici)
Une citation à méditer :
« La “génération Instagram” vit désormais le présent comme un souvenir anticipé. » — Daniel Kahneman
Est-ce que ça n’a pas toujours été le cas des photographes ?
Un extrait de livre à lire ou relire
« Quand vous n’êtes pas dans le moment, vous détruisez le moment. Sa beauté disparaît et, une fois disparue, elle ne peut ni être appréciée, ni être photographiée.
La vie de tous les jours, votre vie, abonde de sujets et d’aventures. Elle en contient bien plus que vous ne pourrez jamais réaliser et elle est parfaite comme elle est. Si vous ne trouvez pas de sujets, ce n’est pas parce qu’ils n’existent pas, mais parce que vous ne les voyez pas. »
Extrait de : Principes de la photographie de tous les jours
Et pour s’émerveiller…
Voici un time-lapse de 16 heures, qui montre un embryon en train de former sa moelle épinière.
J’ai trouvé cette image incroyable.
Parfois, le sublime est microscopique.


