Écrire, lancer, recommencer
Si vous pouvez écrire, vous pouvez faire tout ce que vous voulez
Écrire, ce n’est pas documenter ce que l’on sait, mais découvrir ce que l’on pense. Et quand on fait ça en public — même sans audience, même maladroitement — quelque chose d’inattendu peut se produire.
Ce simple geste — poser ses idées sur une page, les rendre visibles — crée un effet de levier que la plupart des gens sous-estiment. L’écriture clarifie la pensée. La pensée claire attire une audience. Et cette audience ouvre des portes qu’aucun CV au monde ne pourrait vous ouvrir.
C’est exactement ce qui m’est arrivé avec la photographie, puis avec la créativité, puis avec Keepsake. À chaque fois, le même processus : explorer un sujet, écrire ce que j’apprends, laisser les idées faire leur travail. Le reste — les livres, l’audience, les opportunités — est venu après, comme une conséquence.
Dans le dernier article publié sur le blog, je détaille ce mécanisme et ce qu’Épictète nous apprend sur la seule manière de le faire fonctionner sans s’épuiser.
À lire ici : Si vous pouvez écrire, vous pouvez faire tout ce que vous voulez
Une question pour vous…
Si vous êtes curieux et aimez explorer certains sujets, pourquoi n’écrivez-vous pas publiquement à ce propos ? Y a-t-il quelque chose qui vous bloque ? De quoi s’agit-il ?
(Faites-moi part de vos blocages dans les commentaires ou en répondant à cet e-mail. J’aurai peut-être des solutions à vous proposer.)
Un lancement, qu’est-ce que c’est ?
La semaine dernière, j’ai lancé Keepsake. En cinq jours, une séquence de onze mails, une page de vente, une ouverture et une fermeture. Un lancement, c’est une séquence marketing, parfaitement orchestrée, où rien n’est laissé au hasard, du premier murmure (ce que je suis en train de faire ici même, vous allez comprendre dans un instant), jusqu’à l’objectif final : l’acte d’achat.
Parmi les dizaines de réponses que j’ai reçues pendant cette séquence, certaines ne concernaient pas Keepsake lui-même — mais le lancement.
Erwan, par exemple, m’a écrit ceci :
« À la lecture de tes mails, je ne peux m’empêcher de me dire que tu maîtrises les séquences emailing de présentation du produit de par tes exemples, tes retours d’abonnés, tes offres de lancement irrésistibles. Bref, tu l’as compris, je te félicite pour ce coup marketing. […] Je suis toujours bluffé par la force de persuasion qu’un email peut générer, même pour quelqu’un comme moi qui connais déjà tous les biais cognitifs sur lesquels tu t’appuies. »
Ce message met le doigt sur quelque chose d’important : ce que la plupart des gens perçoivent comme un « coup marketing » n’en est pas un. C’est un processus. Une séquence construite, réfléchie, qui suit une logique précise — et cette logique, elle s’apprend.
Un lancement, ce n’est pas envoyer un email qui dit « mon produit est disponible, cliquez ici ». Ce n’est pas poster un lien sur les réseaux sociaux en espérant que l’algorithme fasse le travail. Un lancement, c’est une conversation étalée sur plusieurs jours, parfois plusieurs semaines. Une conversation qui commence par un murmure — quelque chose se prépare — et qui monte progressivement en intensité, en valeur, en confiance, jusqu’au moment où l’offre devient la suite logique de tout ce que vous avez partagé.
Concrètement, un lancement se décompose en quatre phases : un pré-pré-lancement (le teasing, les premiers signaux), un pré-lancement (trois contenus majeurs qui apportent de la valeur et préparent l’offre), l’ouverture des ventes (la fenêtre pendant laquelle on peut acheter), et la fermeture (le dernier signal, la deadline, le rideau qui tombe).
Chaque phase a son rôle, son tempo, ses leviers psychologiques. Et chaque email de la séquence active quelque chose de précis dans l’esprit du lecteur — réciprocité, preuve sociale, rareté, anticipation, confiance.
Ce n’est pas de la manipulation. C’est de l’architecture. La même architecture qu’un bon roman : un début qui accroche, une tension qui monte, un climax, une résolution. Votre lancement est une histoire dont votre audience est le personnage principal.
J’ai reçu suffisamment de questions comme celle d’Erwan pour comprendre qu’il y a un vrai besoin. Beaucoup d’entre vous ont un produit — un livre, une formation, une application, un service — mais n’ont pas les clés pour le faire connaître. Vous savez créer. Vous ne savez pas encore lancer.
Je travaille sur quelque chose pour vous aider. Un guide complet, structuré, qui décortique le mécanisme d’un lancement du premier email au dernier — avec la théorie, l’analyse d’un lancement réel (celui de Keepsake, email par email), et un carnet de travail pour préparer le vôtre.
Avant d’aller plus loin, j’ai besoin de vous. Si ce sujet vous intéresse, répondez à cet email et dites-moi : qu’est-ce qui vous bloque aujourd’hui pour lancer votre produit ? Qu’est-ce que vous aimeriez comprendre en priorité ? Vos réponses m’aideront à construire exactement ce dont vous avez besoin.

