La sublimation ou l'art de transformer une émotion destructrice en un moteur de croissance
Si la solitude vous envahit,
Ou qu'une émotion trop vive ou trop difficile à gérer vous submerge,
Plutôt que de l'enfouir au plus profond de vous-même,
Laissez-la jaillir de votre être,
Et utilisez sa violente énergie,
Pour accomplir quelque chose de grand.
Lorsqu'elle est refoulée, l'énergie émotionnelle peut devenir destructrice. Lorsque vous l'employez dans une création ou une activité socialement valorisée, vous vous en libérez. C'est le principe de la sublimation, exploré notamment par Freud.
Réprimer ses émotions crée souvent du stress et peut conduire à des troubles psychosomatiques ou psychologiques. En leur donnant une forme tangible (à travers l'écriture, la peinture, le sport, voire l'entrepreneuriat), vous évitez qu'elles ne s'accumulent de manière toxique. Ce qui aurait pu être destructeur devient un moteur de croissance.
Beaucoup de chefs-d'œuvre artistiques, d'innovations et de grandes performances viennent de cette capacité à transmuter la douleur ou l'ardeur en quelque chose d'utile et de beau (que vous n'êtes pas obligé de dévoiler en public, et pouvez très bien garder pour vous si vous le souhaitez — écrire dans un journal intime, voire sur une feuille volante que vous jetez ensuite, fonctionne très bien.)
Pour y parvenir, trois étapes simples :
Identifier et accepter ses émotions au lieu de les ignorer — tout commence par la prise de conscience
Trouver un exutoire créatif ou productif — nous devons apprendre à contrer notre tendance naturelle à enfouir ce qui nous fait mal ou nous fait peur ; à chercher des distractions futiles plutôt que d’affronter nos émotions ; à nous recroqueviller sur nous-mêmes quand ça ne va pas
Prendre l'habitude de remarquer puis de transformer les moments de frustration ou de douleur en opportunités d'action
Ce texte est un exemple de ce dont je vous parle. Je me sentais terriblement seul ce matin. Mais plutôt que d'enfouir cette émotion ou de me distraire pour éviter de l'affronter, je me suis assis dans le silence, avec un carnet et un stylo. Après quelques minutes, cet article était terminé.
Maintenant, il me tarde de le partager, et cela me rappelle que je ne suis pas seul :
Tu me lis, tu es là — merci.

