Discussion à propos de ce post

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Avatar de Christophe Bisson

Merci pour cette mise au point précieuse sur la Via Negativa.

Je suis moi-même très attaché à cette voie, mais peut-être davantage dans sa dimension existentielle que méthodologique. Au-delà de la prudence du langage face au divin, j’y vois surtout un dépouillement vécu - une ascèse qui touche le sujet dans son rapport au monde.

C’est là que je pense à Simone Weil et à ce qu’elle nomme la pure attente : attendre sans objet, sans image projetée de ce qui viendra. La voie négative devient alors une manière de se tenir dans le monde - non plus dans l’affirmation du moi, mais dans ce retrait patient qui laisse place à ce qui nous excède.

Votre remarque sur l’épistémologie pratique (“on progresse plus sûrement en supprimant ce qui nuit”) me semble rejoindre cette dimension : quand cette suppression touche à l’ordre du désir et de l’existence, elle n’est plus seulement hygiène mentale mais véritable exposition - une façon de se rendre disponible à ce qui ne peut être nommé ni capturé.

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